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Les imagesLes contraintesDécrivons pour le comprendre, le processus de création et de diffusion des images sur le web. Les images sont mises au point sur lordinateur du concepteur. Elles sont ensuite téléchargées avec les fichiers des pages HTML qui les utilisent sur le serveur qui va en assurer la diffusion. Aucune contrainte sérieuse à ce niveau. Il va falloir ensuite acheminer les images, à chaque requête vers les internautes. La requête parvient au serveur, elle est traitée, les fichiers nécessaires doivent être recherchés, lus et envoyés sur le réseau. Le navigateur de linternaute doit interprèté le fichier HTML reçu et afficher les images associées. On peut identifier des problèmes liés au matériel et à linfrastructure. Le temps dacheminement de la requête puis des fichiers renvoyés par le serveur dépend du modem utilisé, des équipements du fournisseur daccès et surtout de létat du réseau au moment de la connection. Cest dans cette difficulté dacheminer rapidement les données que réside le principal frein à la diffusion dun contenu riche (vidéo, animations, images haute résolution, sons, ). La situation est en train dévoluer avec larrivée du haut débit (ADSL, cable, boucle radio, ) mais les difficultés restent réelles et les disparités géographiques importantes. La conclusion est claire, nous devons faire les pages les plus « légères » possible. On peut estimer quune taille moyenne de 40 ko est aujourdhui raisonnable. Ce conseil doit être suivi en tenant compte du contexte. Lattitude de linternaute dépend de nombreux facteurs. Sans doute ne patientera-t-il pas longtemps si la page daccueil dun site inconnu ne saffiche pas rapidement mais on peut penser quil sera plus patient en attendant laffichage de la page daccueil de TF1 ou de Canal Plus. En fait sa patience croit avec lintérêt quil porte aux informations quil attend. La restitution des images sur les écrans des internautes posent également problème. Elle dépend du calibrage des écrans, de la résolution de laffichage, de la profondeur daffichage (nombre de couleurs pouvant être affichées). Les gammas sont également différents dun « monde » à lautre. Une image créée sur Mac paraitra nettement plus sombre sous Windows* mais plus claire que sur une station de travail SGI. On peut également identifier des problèmes liés au logiciel. Le navigateur doit être capable dafficher le format quil recoit. Sil nen est pas capable, deux cas peuvent se présenter : soit il sera possible de charger un plug-in étendant les fonctions du navigateur, soit il faudra renoncer à vois les images. Dans la pratique il faudra se contenter pour les images fixes des formats JPEG et GIF. Les solutionsEn ce qui concerne le temps de traitement par le serveur, il faut des machines suffisamment rapides et en nombre suffisant, cest un critère de choix quand on doit choisir un hébergeur. En ce qui concerne le temps de chargement, il faut réduire au maximum la taille des fichiers. On peut y parvenir de 3 manières différentes : en compressant les données en réduisant le nombre de couleurs en faisant les deux à la fois. Pour la fidélité de laffichage, la seule solution est dincorporer un profil ICC dans chaque fichier image. Cette solution nest pas utilisée couramment aujourdhui et il faudra sans doute plusieurs années pour quelle le soit. Nous avons implicitement admis jusquà maintenant que les images étaient traitées sur le mode bitmap. On peut aussi envisager un traitement vectoriel. Le format PDF est une bonne solution déjà largement utilisée. Il est bien adapté à la diffusion de documents créés avec des logiciels de PAO (XPress, PageMaker, InDesign ). Il permet également de réaliser des documents facilement imprimables et des formulaires complexes. Le PDF napporte néanmoins rien de nouveau à la diffusion des images proprement dit et il ne peut remplacer HTML. Notons également quil nécessite pour être lu, le logiciel gratuit Acrobat Reader et si lon ne veut pas quitter le navigateur un plug-in adapté. Il existe dautre voies de recherche adaptées aux images animées, comme SVG et Flash. Notons enfin que lutilisation des feuilles de style en cascade pourrait limiter lutilisation des images pour le titrage. Nous décrirons maintenant les formats utilisés. GIFCest le GIF87A qui est apparu sur le réseau Compuserve. Nous utilisons actuellement le format GIF89A qui est une amélioration du précédent. Il utilise une compression LZW. Ce format permet en particulier dintégrer de la transparence et denregistrer plusieurs images dans le même fichier qui vont se succéder à lécran, créant ce que lon appelle une GIF animée. Le format GIF ne permet lenregistrement que de 256 couleurs choisies parmi les 16 millions qui peuvent exister dans limage dorigine. Les données en 256 couleurs sont ensuite compressées sans perte. Il est bien adapté aux logos, aux dessins, aux images de synthèse mais ne convient généralement pas aux photographies. Avantages : efficacité universalité entrelacement possible pour un affichage progressif. possibilité danimation. Possibilité de transparence sur une couleur. Inconvénients : limitation à 256 couleurs. algorithme de compression dépassé par les recherches actuelles (ondelettes, fractales ) méthode sous copyright. JPEG (Joint Photographic Expert Group)Le JPEG repose sur une compression avec pertes en millions de couleurs. La différence entre limage décompressée et limage originale peut être imperceptible à lil si lon choisit un niveau de qualité convenable. Il est mal adapté aux images en niveaux de gris ou à celles qui contiennent des à plats, il convient par contre très bien pour les photographies. Avantages : efficacité, universalité, pas de réduction du nombre de couleurs, possibilité dun parentérale de la compression, possibilité dun décodage progressif. Inconvénients : apparition de matrices 8 x 8 à fort taux de compression, destruction importante de limage quand on adopte un taux de compression trop élevé. PNGCest un format qui répond aux besoins actuels en intégrant les résultats des recherches menées ces dernières années mais il est peu utilisé. Avantages : algorithme de compression plus performant que celui du format GIF, possibilité de transparence variable (enregistrée sur une couche alpha), utilisation dune palette 8 ou 24 bits. affichage progressif possible, inclusion possible de métadonnées : gamma, auteur, légende, libre de tout brevet. Inconvénients : Pas de possibilité danimation, non universel. Nous avons réalisé une page présentant des exemples d'utilisation de ces 3 formats. (Attention page lourde !) * Ancien système dexploitation peu performant encore utilisé sur certaines machines. |
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